Prendre le sens du collectif
Programme Anglet Ensemble pour la ville d'Anglet 2026-2033
1. VIVRE À ANGLET
1.1. Pouvoir se loger à Anglet / Angelun bizi ahal izan / Póder lotjà’s sus Anglet
Par Mahaut Fanchini (Bernain-Montaury), Bernard Marti (Chambre d’amour), Benoit Dandine (Brise-Lames). Avec l’aide et la relecture de plusieurs expert·es que nous remerçions.
Constats et chiffres clés
La crise du logement constitue un enjeu fondamental pour l’avenir de notre ville : A Anglet, le prix de vente moyen au m2 des logements neufs culmine à 8310€/m2. Le prix de vente moyen des maisons individuelles est aujourd’hui de l’ordre de 7000€ du m2. Le nombre de résidences secondaires a également augmenté et a été multiplié par deux entre 1990 et 2019. Pour comparaison, en avril 2023 le niveau de vie médian d’Anglet est de 2 013€ : 50% de la population vit avec moins de 2 013€ par mois quand l’autre moitié dispose de plus de 2 013€ mensuel (Source : Analyse des besoins sociaux, Ville d’Anglet, avril 2023, Compas).
Nous voulons pouvoir loger les familles avec des enfants en bas âge et les enfants qui “reviennent” après une carrière ailleurs. Nous voulons que les entreprises puissent loger leurs employés et nous refusons que le personnel soignant passe trop de temps dans les embouteillages pour venir prendre soin de nos aînés. Toutes ces situations vécues auraient pu être anticipées. Il y a urgence à infléchir la politique actuelle !
Nos propositions
Pour aller plus loin
En matière de logement, un bilan problématique
Spéculation immobilière. Nous assistons à une folle spéculation immobilière rendant les nouveaux logements inaccessibles à la majorité des Angloys. La liste des demandeurs de logement HLM sur la communauté d’agglomération ne cesse de croître : de 12 527 demandeurs en 2021 à 15 280 en 2024 soit +22 % en trois ans. Dans le même temps, le nombre d’attributions est en baisse : de 1 524 attributions en 2021 à 1 219 en 2024.
Vente du patrimoine foncier public. Le rare patrimoine foncier public (ancien CTM, crèche de la Croix-Rouge, poste de Blancpignon, terrains de Hausquette) est vendu à des promoteurs privés.
Politique d’évitement des logements sociaux. Depuis 2014, on assiste à un tassement progressif de l’effort de construction de logements pour tous : passée de 8% à 14% entre 2014 et 2020, grâce à la livraison de nombre de logements sociaux décidés par la majorité précédente, l’augmentation du taux a ralenti de 14% à 17% entre 2020 et 2026. Pire encore, depuis 2024, Anglet paie des pénalités à l’État pour insuffisance de construction de logements sociaux à l’image de Neuilly sur Seine ou d’Aix en Provence, pour un montant de 500 000 € en 2025 et probablement 700 000 € en 2026, soit quasiment l’équivalent du budget de l’action sociale à Anglet.
En 4 ans les demandes de logement liées à des expulsions locatives sont en hausse de 44 %, les congés pour vente ou reprise par le propriétaire ont quasiment doublé. Toutes raisons confondues, les demandes de logements sociaux liées à la perte du logement sont en hausse de 78 % !
Certaines parcelles, sièges de projets immobiliers sont fragmentées afin d’éviter les obligations d’intégration de logements sociaux. Pour rappel, 75% de la population du Pays basque est éligible à un logement social.
Les projets de logements sociaux sont limités à des axes structurants, bruyants et pollués, comme l’avenue d’Espagne, de Biarritz, ou le boulevard du BAB.
Quelques mots sur le projet de PLUi
Le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal est un document important, qui définit entre autres aspects les zones constructibles et non constructibles de la ville. En 2026, le nouveau PLU, intitulé PLUi Côte basque-Adour (PLUi CBA) doit sortir. Anglet Ensemble estime que, en son état actuel, ce projet, préparé par la Mairie sortante, ne répond pas aux problèmes actuels, voire les aggrave :
- La loi Echaniz-Le Meur, qui permet de prioriser les résidences principales dans certains quartiers, est sous-mobilisée dans le projet de PLUi. Dommage, car cette loi permet de limiter la construction de nouvelles résidences secondaires.
- Dans le projet de Plan local d’urbanisme intercommunal – Côte Basque Adour la règle d’urbanisme proposées par le maire sortant pour la décennie à venir ne prend pas en compte les trames vertes et bleues - autrement dit les ruisseaux (Maharin, Aritxague, littoral), pourtant véritables richesses d’Anglet.
1.2. Marcher sans crainte, pédaler sans stress / Beldurrik gabe ibili, estresarik gabe pedalatu/ Marchar shens cranhença, pedalar shens estrès
Par Pierre-Emmanuel Knibiehly (Hardoy), David Barthod (Montbrun), Lucile Pagés (Chassin) et Julien de Labaca (Chassin).
Constats et chiffres clés
À Anglet, la voiture occupe une place importante dans l’espace public (à la fois pour le stationnement et les circulations). Elle est considérée comme prioritaire. Dès lors, les choix d'aménagements génèrent des conflits entre usagers en rassemblant sur des micros-trottoirs vélos, piétons, personnes à mobilité réduite, animaux de compagnies, poussettes, fatbikes...dont les vitesses de déplacement sont différentes.
Avec par sens de circulation de 5000 à 6000 véhicules par jour, la cohabitation des voitures et vélos ne permet pas la circulation d’un flux efficace et sécurisé des vélos.
Notre objectif est de remettre la marche sur le devant de la scène, pour apaiser la vie de quartier, et offrir aux habitant·es un panel de solutions alternatives, telles que le vélo et les transports collectifs et en réduisant les mètres carrés d’espace public (notre espace à toutes et tous !) offerts aux voitures individuelles.
Nos propositions
1.3. Sécurité civile : Assurer la tranquillité des Angloys/ Segurtasun zibila : Angeluarren lasaitasuna bermatzea/ Assegurar la tranquillitat deus Angloys
Par Florence Mazères (Chambre d’Amour), Adeline Girard Lechartier (Cinq Cantons) et Matthieu O'Jeanson (Montbrun)
Constats et chiffres clés
Au cours de l’année 2024, les forces de police et de gendarmerie d'Anglet ont enregistré 1806 crimes, délits et actes de délinquance, soit un taux de criminalité de 3,48%.
Selon ces données, la ville d’Anglet aurait un niveau de délinquance inférieur à la moyenne des autres villes du Département, mais ce résultat masque des différences qualitatives. Entre 2023 et 2024 ce sont par exemple +57% d’”autres coups et blessures volontaires” qui sont enregistrés et +25% de “vols violents sans arme”. Alors que les “vols de véhicules” ont diminué de 26% et les “violences sexuelles” de 16%. Ce sont les délits et crimes répertoriés par la police, pouvant masquer une sous-déclaration en particulier concernant les violences intrafamiliales et les violences faites aux femmes.
À Anglet, il y a 16 policiers municipaux titulaires et 9 ASVP (agents de surveillance de la voie publique), avec un renfort de saisonniers l’été (de 16 à 32).
Il existe un poste de police nationale, contigu à celui de la police municipale, mais il n’est ouvert qu’aux heures de bureau, ce qui nous permet d’affirmer qu’il n’y a pas de commissariat de la police nationale de plein exercice à Anglet.
Ces policiers municipaux sont armés depuis 2021. La Mairie justifie cet armement par un ”sentiment d’insécurité”, car, dans les villes du Pays Basque, du fait du désengagement de l’État, ils sont en première ligne, ce qui les exposerait à des risques comparables à ceux des policiers nationaux (source Mediabask 2024). Pourtant, il n’y a pas de donnée spécifique à Anglet, alimentant ce sentiment d’insécurité.
En 2024, il y avait, à Anglet, 45 caméras de vidéosurveillance et un projet d’installation de 20 caméras supplémentaires sur le littoral. Cette vidéo surveillance compenserait l’insuffisance des effectifs de policiers municipaux et nationaux, et celle de leur mission de proximité, comme sillonner la ville à pied.
Cependant, elles ont été installées sans véritable plan connu des besoins dans la ville et leur efficacité n’a pas été évaluée en France (elle est d’ailleurs remise en question dans d’autres pays européens, selon un rapport de la Cour des Comptes).
La visualisation et l’utilisation des images doivent être réalisées dans un cadre précis et particulier, et nous espérons qu’il est respecté.
Comme le veut la loi, la ville d’Anglet est dotée d’un CLSPD (Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance). Il s’agit de l’instance chargée de coordonner les politiques locales de sécurité et de prévention de la délinquance.
Il se réunit une fois par an et est composé de 42 membres. L’opposition municipale n’a pas le droit d’assister aux commissions (Cf. 4.3 Anglet au futur).
Les chiffres du compte-rendu de décembre 2024 diffèrent de ceux de Ville-Data (Ministère de l’intérieur), semant un doute légitime sur la réalité de l’état des lieux de la délinquance à Anglet. Il ressort que le problème d’effectif policier insuffisant est compensé par la surenchère des caméras de vidéosurveillance (en 2024, 31 caméras sont installées pour un montant approchant les 400 000 € !).
Les chiffres des crimes et délits ne sont pas systématiquement expliqués, et il n’y a pas de solution pour pallier la sous-déclaration.
Il nous semble par ailleurs que le volet “prévention “ de cette commission manque d’ambition et de propositions.
Sur la période estivale (concentration en juillet/août, sachant que la période s’étend de mai à octobre), on constate une augmentation de 30% des chiffres de l’insécurité (selon le rapport de la CLSPD), due à l’augmentation du tapage nocturne, des incivilités routières, des altercations sur les plages et lieux festifs, sans compter les risques de noyades et ceux d’incendies de forêt, plus fréquents en juillet-août. Nous constatons alors que les renforts policiers municipaux ou nationaux pendant cette période estivale sont inconstants, inadéquats et insuffisants.
Nos propositions
1.4. Habiter une ville touristique : entre soutien économique et préservation du cadre de vie / Hiri turistikoan bizi: sustengu ekonomiko eta bizi-ingurunearen babesmenaren artean / Abitar ua vila toristica
Par Elise Wilbois (Montbrun)
Constats et chiffres clés
Anglet est une des zones littorales les plus fréquentées de la Côte basque en été avec une prédominance sur les mois de juillet et août. Durant les ponts et les petites vacances scolaires, Anglet attire de plus en plus de visiteurs.
Nous faisons le constat d’une offre qui se “premiumise”, pour s’aligner sur Biarritz. Un seul camping à Anglet, quelques auberges de jeunesse privées à prix très variables jusqu’à 110€ la nuit, quelques hôtels, et de nombreuses offres de plateformes locatives…
Entre 9 et 11 millions de Français sont en situation d’aidants familiaux. Nous proposons de faire d’Anglet une destination touristique d’accueil et de répit, à la fois solidaire et attractive.
Nos propositions
2. PRENDRE SOIN DES HABITANT·ES À CHAQUE ÂGE DE LA VIE
2.1. Grandir à Anglet/ Angelun handitu / Créisher a Anglet
Par Mahaut Fanchini (Bernain-Montaury), Lexhann Garrivet (Fleuristes), Aurélie Goumet (Sutar), Bertrand Metton (Quatre Cantons), François Lambert (Montbrun), Muriel Morot (Montbrun), Jérôme Pirès (Cinq Cantons), Elise Wilbois (Montbrun).
Constats et chiffres clés
En 2019, 500 mineurs sont dans une situation de vulnérabilité à Anglet.
À Anglet, 7500 enfants de 0 à 17 ans sont en âge d’être scolarisés, soit 17% de sa population. D'après le journal Mediabask, et les ateliers jeunesse que nous avons pu organiser, l’offre jeunesse est encore jugée insuffisante face à la demande réelle, notamment en matière de places de loisirs, diversité d’activités pour les adolescents, ressources humaines et accompagnement continu dans l’année.
Mais, grandir à Anglet c’est bien plus qu’une question de statistiques et d’âge. C’est se sentir à sa place dès le plus jeune âge, évoluer dans des espaces pensés pour soi, être accompagné avec attention dans son développement et sa santé. C'est enfin pouvoir compter sur des temps d’accueil adaptés à la vie des familles, et trouver, à l'adolescence, des lieux et des adultes à l’écoute.
Parce que les enfants et les adolescent·es portent un regard souvent lucide et pertinent sur leur quotidien, leur donner la parole est une évidence. Ce projet s'inscrit dans cette volonté de prendre soin, d’écouter et de construire ensemble une ville où chaque jeune peut grandir, s’exprimer, s’épanouir.
Nos propositions
Pour aller plus loin
Zoom sur l’Ordonnance verte
Nous faisons le choix de proposer des paniers de légumes bios et de saisons à toutes les femmes enceintes, comme cela se fait désormais dans de nombreuses villes de France.
Le dispositif sera intégré à notre régie maraîchère municipaleet aux AMAP (associations de maintien de l’agriculture paysanne) déjà en fonctionnement à Anglet(cf. 3.1 Refaire d’Anglet une ville jardin, maraîchère et nourricière).
Quel financement ?
La durée de distribution de paniers est choisie en fonction du quotient familial selon les montants suivants :
- QF1 : < 957 € : 6 mois de paniers (24 paniers)
- QF2 : de 958 € à 1 602 € : 4 mois de paniers (16 paniers)
- QF3 : > 1 602 € : 2 mois (8 paniers)
Le coût sans distribution d'un panier est de 10,90 euros.
Le montant total du dispositif est estimé à 145 000 € TTC par année pour 350 bénéficiaires.
2.2. Soutenir les parents “solos” en fragilité économique / Ahulezi ekonomikoan diren burasoak bakarrak sustengatu / Sostiéner los parents « sòlo »
Par Johanna Kananié (Saint-Jean).
Constats et chiffres clés
Anglet compte 1 689 familles monoparentales, soit 34,8% des familles (contre 17% en 1990). Les ¾ sont des femmes seules.
Élever un.e enfant seul.e relève du défi au quotidien ! Cumuler le travail, l’école, les activités, et la vie personnelle est souvent un casse-tête pour les parents “solos”.
Pour lutter contre la solitude et apporter un petit coup de pouce à toutes les familles monoparentales, mais surtout aux parents isolés, Anglet Ensemble mettra en place un dispositif qui se décline en 3 volets.
Nos propositions
2.3. Bien vieillir à Anglet / Ongi zahartu Angelun / Plan vàder vièlh sus Anglet
Par Aurélie Goumet (Sutar), Bernard Marti (Chambre d’Amour), Elise Wilbois (Blancpignon).
Constats et chiffres clés
À Anglet, le visage démographique est déjà celui de la France en 2030 :
- Les + 65 ans sont déjà plus nombreux que les – de 15 ans (37,4% VS 11,7%)
- Les personnes relativement autonomes (60 à 74 ans) représentent 21,6% de la population angloye (+3% entre 2011 et 2022)
- Les personnes en situation de perte d’autonomie croissante (75 ans et +) représentent 15,8% de la population angloye (+2% entre 2011 et 2022)
Ce vieillissement va s'accélérer et s’intensifier (+ 20% des 60 et plus à l’horizon 2029)
Face à cette situation, nous contribuerons à maintenir l’autonomie le plus longtemps possible des personnes âgées et proposerons des solutions adaptées pour permettre aux personnes en situation de perte d’autonomie de vivre sereinement. Quand on sait que 96% des personnes de + 65 ans vivent à leur domicile et que 85% des Français déclarent souhaiter vieillir chez eux, nous porterons une réflexion large sur le “vivre chez soi”.
“Poser la question du logement avec l’avancée en âge, c’est poser une question de la liberté. S’il n’est pas adapté, il peut devenir une prison. Assurer à chacun le choix de son habitat, c’est participer au renforcement de la cohésion sociale.”
Il ne s’agit pas seulement de s’occuper de la génération actuelle de nos aînés, mais aussi des prochaines. Notre approche du bien - vieillir est une approche “holistique” qui s’adresse à toute la société (enfants, familles, seniors autonomes et fragiles, aidants, personnes en situation de handicap et à tous les axes d’actions publiques (santé / habitat / culture / sport / mobilité…)
Nos propositions
2.4. Aider les aidant·es familiaux en tissant du lien autour d’eux dans la ville/ Laguntzaileak lagundu, haien inguruan lotura sortuz hirian / Ajudar los ajudants
Par Aurélie Goumet (Sutar).
Constats et chiffres clés
En France, nous sommes entre 8 et 11 millions d’aidants. À Anglet, nous estimons qu’il y a environ 4000 aidants familiaux, c’est-à-dire des personnes qui apportent un soutien régulier et non rémunéré à l’un ou plusieurs de ses proches en situation de handicap, de maladie chronique, de perte d’autonomie ou de dépendance, sans être rémunérées pour cette aide. Plus de la moitié sont des femmes de 45 à 65 ans. Cette situation concerne de plus en plus les jeunes : 1 jeune sur 10 de 16 à 25 ans assume un rôle d’aidant. Cette aide informelle représente 173 Md€/ an, soit près de 0,8% du PIB.
Avec le vieillissement de la population, ce nombre ne va faire qu’augmenter et nous serons tous concernés, que ce soit en tant qu’aidant ou aidé.
Les aidant.e.s font partie des publics fragiles, mais qui n’en ont pas conscience. Ils sont pourtant victimes de 4 principaux risques :
- Dégradation de leur santé : 60% sont exposés à un risque de surmortalité dans les 3 ans qui suivent le début de la maladie de leur proche et ils sont un tiers à décéder avant leur proche
- Isolement social : environ 50% des aidants se sentent socialement isolés (soit 3 à 5 fois plus que dans la population française)
- Précarité financière : 20 à 30% réduisent leur temps de travail
- Absentéisme : + 16 jours d’absence annuelle par rapport à un non- aidant
Beaucoup de solutions existent, portées par les associations, les institutions départementales et nationales. Il existe également différentes aides financières (mutuelles, caisses de retraite, département.)
Et pourtant, les aidant.e.s connaissent peu leurs droits et la fragilité de leur situation. Les solutions existantes et les aides financières sont peu utilisées (taux de non-recours ~ 40%)
Nous souhaitons faire d’Anglet une ville de répit pour les aidants familiaux en rendant facilement accessibles toutes les ressources disponibles dans la ville pour répondre à leurs besoins et leur faciliter le quotidien.
Nos propositions
2.5. Rendre services à tous les publics / associations, usagers du service public, personnes vulnérables Publiko guziei zerbitzu egin Har servici a tots los publics
Par Aurélie Goumet (Sutar), Amélie Knibiehly (Hardoy), Marie-Josée Rivas (Butte aux cailles), Janine Dubois (Union).
Constats et chiffres clés
380 associations angloyes, dont de nombreux clubs sportifs et associations culturelles. Actuellement, un tiers de ces associations reçoit une aide de fonctionnement (budget primitif) et un autre tiers reçoit des subventions, dont 15 sont des associations portant une activité d'intérêt général) et 25 concernent le secteur du social. À Anglet, les grands clubs sportifs touchent chacun deux fois le budget global de subventions versées au secteur social, hors CCAS.
Les associations font face à un manque criant de locaux, de bénévoles et de moyens financiers. Les subventions versées par la Mairie d’Anglet aux associations ont diminué de 100.000€ en 2025.
Beaucoup d’angloy.e.s en situation de fragilité (permanente ou passagère) ignorent leurs droits et les aides, car ils ne savent pas où trouver l’information, les démarches sont parfois trop complexes ou ils n’ont pas la capacité d’y accéder. Dans certains cas, il y a également le refus d’être perçu comme assisté.
Alors que le numérique est devenu une composante essentielle de notre société et joue un rôle central dans l’accès aux droits, le lien social, l’insertion et la vie quotidienne des citoyens, le Baromètre du numérique 2025 indique que 36% de la population, soit environ 15 000 angloy.e.s rencontrent encore au moins un frein lors de l’utilisation du numérique au quotidien, signe que l’exclusion numérique reste une réalité en France.
Des conseils de quartiers “sous valorisés” : La majorité actuelle a mis en place des conseils de quartiers en 2014, au nombre de 6 actuellement. Ces instances sont aujourd’hui purement « consultatives » sur le thème unique du cadre de vie (voirie, environnement, propreté, incivilité, animations). Ils permettent toutefois de faire remonter des attentes et propositions des citoyens quant à la mise en place de projets d’intérêts collectifs dans leur îlot.
Nos propositions
2.6. Améliorer l’accès à la pratique sportive / Kirolarako bidea hobetu / Promòver un espòrt inclusiu
Constats et chiffres clés
À Anglet, le sport occupe une place importante dans la vie locale : environ 25 % des Angloyes pratiquent une activité sportive, au sein d’un réseau dynamique de 123 associations sportives. La ville dispose d’infrastructures nombreuses, mais souvent vieillissantes, qui nécessitent aujourd’hui d’être modernisées pour répondre aux usages actuels et aux besoins de l’ensemble des publics.
Dans le même temps, la pratique sportive reste inégalement accessible. En France, près de 12 millions de personnes vivent avec un handicap, et moins d’une personne sur deux pratique une activité physique régulière. Les obstacles sont encore nombreux : accessibilité des équipements, adaptation des pratiques, encadrement formé, mais aussi qualité et confort des installations.
Promouvoir le sport inclusif à Anglet, c’est permettre à chacun de pratiquer une activité physique, quel que soit son genre, son âge, sa condition physique ou sa situation de handicap, dans des équipements accessibles, confortables et plus respectueux de l’environnement. C’est aussi faire le choix de rénover plutôt que multiplier les constructions, en améliorant la performance énergétique des équipements sportifs, en réduisant les consommations d’eau et d’énergie, et en soutenant les associations qui œuvrent déjà pour une pratique plus inclusive.
Le sport est un levier essentiel de santé, de bien-être et de lien social. À Anglet, il doit pouvoir être pratiqué par toutes et tous, dans une ville attentive à ses habitants comme à son cadre de vie.
Nos propositions
3. PROTÉGER LE VIVANT ET PRÉPARER L'AVENIR
3.1. Renouer avec l’identite maraichere d’anglet/ Angelu hiri-baratze eta hiri eligarri berriz egin/ Tornar har d'Anglet ua vila neuricèra
Par Amélie Knibiehly (Hardoy), François Lambert (Montbrun), Elise Wilbois (Blancpignon).
Constats et chiffres clés
La spéculation immobilière et la pression foncière au Pays Basque français auront bientôt raison des dernières terres agricoles d’Anglet. Grâce notamment au combat porté sur Juzan, à l’heure où nous publions ces lignes, 3 zones à vocation agricole demeurent dans le PLU de la ville.
Sur 21 000 candidats en France à l’installation agricole chaque année, seuls 12 500 réussissent à se lancer, notamment faute d’accès à des terres, alors que plus d’un quart des agriculteurs et agricultrices devrait partir à la retraite d’ici 2030.
Depuis la rentrée 2024, Anglet a repris en main la gestion de la restauration collective. Les 1600 à 1800 repas quotidiens des élèves, crèche et centre de loisirs, sont préparés dans les cuisines scolaires par le personnel municipal. Grâce à cette réorganisation, Anglet travaille directement avec des producteurs locaux et nourrit nos enfants avec 32% de produits bios.
La loi EGALIM exige qu’en restauration collective, un minimum de 50% de produits soit de qualité et durables, dont 20% de produits certifiés bio. Face aux demandes et enjeux très forts du "mieux manger", de plus en plus de communes font le choix d’une ferme municipale, une cinquantaine sont actuellement en activité ou en projet en France.
Et vous ne vous y êtes pas trompé : notre proposition de développer une “ferme publique municipale” s'est classée dans le top 3 des 10 propositions que nous avons soumises à concertation citoyenne cet automne ! Il ne s’agit pas seulement d’agriculture, mais bel et bien de projets culturels autour de nos racines !
Nos propositions
Pour aller plus loin
LE CHALLENGE :
Il est temps de redonner à Anglet son identité historique de terre nourricière et terre de maraîchage grâce à l’aide de professionnel.le.s dans le domaine.
Ces terres agricoles seront un havre de biodiversité, un modèle de la lutte contre l’hyper-urbanisation et les problématiques d'imperméabilité des sols qui y sont souvent liées (cf. 3.2 Préparer Anglet aux prochains épisodes climatiques de canicule et sécheresse)
Et surtout, la création de cette ferme municipale sera un pilier de notre politique culturelle autour de l’agriculture urbaine. Des projets transversaux vont naturellement éclore et se déployer autour de cette ferme, avec vous, vos enfants, vos parents, sur vos balcons, dans vos jardins, dans tous les lieux publics s’y prêtant, dans nos crèches, dans nos écoles, dans nos EHPAD et sans oublier bien évidemment les associations !
Il ne s’agit pas seulement d’agriculture, mais bel et bien de projets culturels autour de nos racines !
- Maison d’Education à l’Alimentation Durable de Mouans-Sartoux https://mead-mouans-sartoux.fr/
- https://foodbiome.fr/limoges-ville-nourriciere/
- Webinaire Nourrir la Ville par EKOPOLIS https://www.youtube.com/watch?v=BH91n4lpmJg
- Projet de la ville de Quetigny (21) : Ville nourricière
Marchés et projets bio | Ville de Quetigny
Rapport-Pour-des-villes-solidaires-Oxfam-2026.pdf - pages 23 et 24
C’est quoi une ferme municipale ? Comment ça marche ?
D’après le réseau des fermes publiques, il s’agit d’une activité agricole créée sur un foncier agricole détenu par une collectivité territoriale sur laquelle elle installe un ou plusieurs producteurs ou productrices. Cette structure vend ensuite sa production à la collectivité pour l'alimentation de la restauration collective, dans le respect de la commande publique.
Elle repose sur 3 piliers : une restauration collective publique, une gouvernance publique et une agriculture biologique ou en conversion.
Il existe à ce jour 2 grands modèles d’organisation :
- La Régie municipale = la collectivité est elle-même exploitante, donc elle embauche directement un agent agricole, définit le cahier des charges de production, et choisit les cultures, volumes et débouchés. La ferme devient un service public de production alimentaire.
- Le modèle externalisé (SCIC et SCOP) = La gestion est confiée à une SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif) qui réunit des entreprises, associations (AMAP par ex), collectivité et qui définit l’orientation et le portage des investissements. La ferme en elle-même est une SCOP (coopérative de production) liée à un bail rural et contrat de vente directe à la SCIC. La collectivité peut céder le foncier via un bail emphytéotique.
3.2. Préparer Anglet aux prochains épisodes climatiques de canicule et sécheresse/ Angelu ondoko bero handi eta idorte episodioendako prestatu/ Preparar Anglet aus episòdis climatics a viéner
Par Mahaut Fanchini (Bernain-Montaury).
Constats et chiffres clés
En France, les canicules les plus intenses à horizon 2100 dureront jusqu’à 70 jours, avec un impact comparable à un confinement forcé, pour des raisons de santé ou de logement inadapté́.
L’Institut National de la Recherche Scientifique (INRS) estime qu’“au-delà̀ de 30 °C pour une activité́ de bureau et de 28 °C pour un travail physique, la chaleur peut constituer un risque pour la santé des salariés”.
Sur les individus, et les enfants en particulier, ces périodes caniculaires entraînent de lourdes conséquences, au niveau sanitaire (augmentation des admissions dans les services d’urgence, mortalité, fausses couches, troubles mentaux, etc.), et au niveau social (annulation de cours de sport, altération de la qualité du sommeil, parfois même fermeture d’écoles).
Les animaux sauvages et familiers sont autant impactés.
Ces périodes extrêmes bouleversent également, de fait, notre économie (absentéisme, perte de productivité, etc.).
Ces sécheresses ont un énorme impact sur la nature et sur nos sols qui deviennent de plus en plus imperméables avec des risques de ruissellements importants lors de fortes pluies et tempêtes.
Notre ville doit déjà faire face à ces aléas climatiques.
À Anglet, du fait du taux d’humidité, les températures sont dangereuses à partir de 30°C (ce qui est de plus en plus fréquent). Si l’air est humide, le corps ne peut plus réguler sa température en transpirant, puisque l’air est déjà saturé d’eau.
Nous savons aussi que 40 % des Angloys vivent dans des logements mal isolés, véritables passoires thermiques, réfrigérateurs coûteux l’hiver et véritables fours l’été, soit près d’un habitant sur deux.
Nos propositions
Pour aller plus loin
Zoom sur … les îlots de fraicheur
La conception paysagère et écologique de ces lieux repose sur une végétation locale et adaptée au climat, combinée à des points d’eau et dispositifs de rafraîchissement passif : fontaines à brumisation douces, jeux d’eau, bassins peu profonds et sols clairs et poreux permettant de limiter l’accumulation de chaleur. Des zones de repos ombragées, équipées de mobilier durable et de pergolas végétalisées, offriront un cadre agréable en toute saison.
Les îlots sont pensés comme des espaces interconnectés :
- autour ou au sein des écoles, des cours oasis sont créées avec des arbres fruitiers, des zones de jeu à l’ombre et des toitures végétalisées. Les enfants peuvent être impliqués dans le projet à travers des ateliers de plantation et de suivi de la biodiversité.
- À proximité des parcs, des corridors verts renforcent la continuité écologique et des zones de fraîcheur partagées peuvent être aménagées avec des aires de pique-nique ombragées, kiosques et brumisateurs.
- En lisière de forêt, des clairières aménagées offrent des espaces de repos avec bancs, abreuvoirs et sentiers frais, tout en préservant les écosystèmes existants et en limitant l’imperméabilisation des sols.
La réussite de ces aménagements repose sur une gouvernance partagée. Habitants, écoles, associations locales et services municipaux seront associés à chaque étape, de la conception à l’entretien. Des ateliers participatifs permettent de choisir les emplacements, les essences d’arbres et les usages.
Un budget participatif peut financer certaines installations, favorisant l’appropriation collective du projet.
Où est-ce que ça fonctionne ?
- À Genève, en Suisse
- À Cenon, en Gironde, le projet VISION
https://www.adaptaville.fr/ilot-de-chaleur-urbain
- À Lyon
- À Saint-Etienne
Combien ça coûte ?
Côté financement, la création d’îlots de fraîcheur représente un investissement pour l’avenir. Outre le coût initial des aménagements, l’entretien est optimisé grâce à des plans de gestion participatifs (arrosage collectif, compost partagé, journées nature). L’installation de capteurs de température permet de suivre l’efficacité des dispositifs et d’ajuster les actions dans le temps. Les retombées économiques et sociales — réduction des dépenses énergétiques, valorisation du patrimoine urbain, amélioration de la santé publique — justifient pleinement cet engagement.
À Cenon, entre 10 000 et 16 000€ par module.
3.3. Préserver nos ressources essentielles/ Gure baliabideak hobeki kudeatu eta zaindu/ preservar las nostas ressorsas naturaus
Par Elise Wilbois (Blancpignon) et Mahaut Fanchini (Bernain-Montaury).
Constats et chiffres clés
Avec la loi Anti-gaspillage pour une Economie Circulaire, dite loi AGEC (février 2020), la France s’est engagée à transformer son modèle de production et de consommation en un modèle plus durable qui ne gaspille plus les ressources, mais les réutilise, les revalorise et les recycle. Les municipalités jouent un rôle majeur dans ces changements de pratiques. Les actions à engager par les collectivités sont multiples et nécessaires pour transformer nos usages et notre modèle.
Chaque année, 140 milliards de produits ménagers jetables sont mis sur le marché́ en France (selon le Ministère de la Transition écologique). Les communes doivent montrer l’exemple en adoptant des pratiques exemplaires, en sensibilisant les acteurs locaux et en mobilisant la population.
L’eau est en particulier une ressource précieuse qu’il faut préserver. Sa qualité et sa disponibilité ne pourront être garanties et accessibles à toutes et à tous que par des choix politiques et collectifs forts. Ces dernières années, les épisodes de sécheresse, de plus en plus fréquents et intenses, ont suscité́ des inquiétudes croissantes quant à la pérennité des ressources en eau. Plusieurs communes, notamment en Occitanie, ont connu des restrictions majeures, allant parfois jusqu’à menacer l’approvisionnement en eau potable. Ces phénomènes devraient se multiplier à l’échelle nationale.
Parallèlement, les préoccupations liées à la qualité de l’eau du robinet se renforcent, en raison de la présence de PFAS, de résidus de pesticides et de nitrates, substances toxiques pour la santé. Le règlement européen oblige depuis le 1er janvier 2026 à mesurer la présence de PFAS dans l’eau potable. Au sein de l’agglomération Pays basque, deux points de captage ont été relevés, dont l’un à Anglet.
D’autre part, notre positionnement géographique de ville côtière nous donne un rôle supplémentaire d’importance dans la gestion de la qualité des eaux de baignade (compétence municipale). Il s’agit d’un enjeu majeur sanitaire et touristique. Le bilan des eaux de baignade, publié par l’Agglomération en 2024, indique que l’ensemble des plages de la Côte Basque ont été ouvertes entre 84,2 % et 99,3%, selon les secteurs. La plage de la Barre à Anglet est un secteur particulièrement sensible.
Dans un contexte mondial marqué par la raréfaction et le coût croissant des ressources fossiles, la France reste dépendante aux énergies fossiles. Réduire cette dépendance implique de mobiliser trois leviers : la sobriété, l’efficacité énergétique et la production d’énergie non carbonée. Dans ce cadre, le développement des énergies renouvelables constitue une priorité stratégique, et les communes et intercommunalités ont un rôle moteur à jouer pour les déployer à l’échelle des territoires.
Selon une étude du CREDOC (Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie) plus de la moitié de la population (56 %) estime aujourd’hui que ses charges de chauffage sont lourdes, voire impossibles à assumer. Ce sentiment de précarité énergétique s’est accru dans toutes les catégories sociales, mais il touche en premier lieu les foyers à bas revenus.
Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050, la France doit accélérer sa transition écologique, réduire de moitié́ sa consommation d’énergie et porter la part des énergies renouvelables à 33 %. Cette transformation implique de faire évoluer nos modèles et de modifier nos comportements.
Nos propositions
4. UNE VILLE OUVERTE, SOLIDAIRE ET ANCRÉE DANS SES CULTURES
4.1. Développement économique et emploi/ Garapen ekonomikoa eta enplegua/ desvolopament economic e emplec
Par Muriel Morot (Montbrun).
Constats et chiffres clés
À Anglet, plus de 50% des actifs salariés exercent dans le secteur des services marchands. L’activité économique est essentiellement concentrée dans le tertiaire qui représente 75% des établissements en activité. Plus de 20% des entreprises sont représentées par les secteurs du commerce, de l’hébergement et de la restauration.
L’économie locale porte des enjeux essentiels : création et maintien des emplois, attractivité du territoire, dynamisme et capacité d’adaptation.
Grâce à la commande publique, à l’élaboration de cahiers des charges, aux partenariats ou encore à l’appui donné aux initiatives locales, les communes et les intercommunalités disposent d’un levier déterminant pour encourager un développement économique durable, en cohérence avec une transition écologique équitable, les spécificités du territoire et les attentes de ses habitantes et habitants.
Même si le développement économique est une compétence de la Région et de l'intercommunalité et si les capacités budgétaires sont contraintes, il est néanmoins possible de mener une politique “low tech” d’orientation, de fléchage d’investissements “cadre de vie” afin de soutenir le tissu économique local grâce à une vision.
Notre vision :
- chaque euro investi dans l’espace public doit créer de l’usage économique local
- notre politique économique sera tournée vers l’économie des transitions (voire l’économie régénérative)
Nos propositions
Pour aller plus loin
Valbonne (06) a soutenu la mise en place d’un système d’emballages réemployables consignés pour la vente à emporter chez les commerçants, les restaurateurs ou lors des événements sportifs et culturels.
Cette commune de la région PACA accompagne l’association locale Vaïeven depuis 2023 pour développer l’initiative de réemploi "en Boîte Le Plat". L’objectif est de réduire les déchets d’emballages de la restauration à emporter grâce à un réseau de boîtes en verre mutualisées et consignées, et de faire évoluer les habitudes de consommation.
La démarche regroupe aujourd’hui une vingtaine de commerces et de restaurants dans le territoire de Valbonne, elle mobilise depuis peu un premier site de restauration collective d’entreprise et intervient au cours d’une dizaine d’événements locaux à l’année (mise à disposition de contenants en verre et sensibilisation).
Elle a permis d’éviter 61 500 déchets d’emballages grâce à un parc de 4 600 contenants en verre en circulation et de sensibiliser 850 personnes grâce à une vingtaine d’actions de sensibilisation.
En complément, 2 emplois locaux ont été créés au sein de l’association pour assurer la coordination du projet. L’implication de la municipalité a été déterminante pour permettre le bon lancement du projet et s’est traduite par un soutien à l’amorçage et la mise à disposition gratuite d’un local. Le projet "En Boîte Le Plat" est actuellement déployé dans 10 territoires, en connexion forte et systématique avec les collectivités locales, et vise un maillage national à l’horizon 2028.
Source : Réseau Vrac et Réemploi - Dynamique économique et écologie du quotidien : le réemploi des emballages au service d’un mandat gagnant
Cartographie de l’emploi à Anglet
(source : rapport de la Cour des Comptes 2022)
4.2. Parler basque, gascon ou anglais avec ses voisins, ouverture aux autres et convivialité/ Euskaraz, gaskoiz edo ingelesez mintzatu auzoekin, besteei irekidura eta jendarte ona/ Politicas culturaus e lingüisticas
Par Pauline D’Halluin (Blancpignon), Laurent Jabin (Saint-Jean), François Lacouara (El Hogar), Florence Mazères (Chambre d’Amour), et Marie-Josée Rivas (Butte aux cailles).
Constats et chiffres clés
La culture est un droit fondamental et un service public essentiel, à la fois un moteur de cohésion, un pouvoir d’agir et un contrepoids aux inégalités. Elle est un outil de transformation sociale, de réduction des inégalités et d’émancipation.
Dans notre commune de 44 000 habitants, l'offre culturelle n’est pas à la hauteur de nos attentes : les lieux et équipements existent, mais sont sous-employés. Pour “sortir” le soir ou le week-end, le réflexe consiste à regarder la programmation offerte par les villes voisines. À Anglet, la politique culturelle est envisagée comme une manne financière, déployée par de l’activité événementielle et cantonnée à l’attractivité touristique.
Au contraire, Anglet Ensemble vise une politique culturelle plus ambitieuse, pleinement intégrée à nos différentes politiques publiques. Nous souhaitons faire d’Anglet une ville où la culture est vivante, partagée, exigeante et accessible à toutes et tous, au service du lien social, de l’émancipation individuelle et du rayonnement du territoire.
Anglet bénéficie d’une identité singulière, entre culture basque et gasconne, littoral, forêt, nature et modernité. Nous souhaitons être une ville créative, innovante, participative, dans une approche ouverte et contemporaine.
Nous estimons que les équipements culturels doivent être pensés comme des outils partagés dynamiques, espaces de vie, de rencontres et d’innovations, des lieux ressources et non des vitrines.
Nos propositions
4.3. Ville du futur et futur de la ville : faire d’Anglet une ville en avance sur son temps/ Etorkizunaren hiria eta hiriaren etorkizuna: Angelu bere garaia baino aitzinatuago hiri egin/ Anglet de l’aviéner
Par Mahaut Fanchini (Bernain-Montaury) et Florence Mazères (Chambre d’Amour).
Constats et chiffres clés
Anglet est une ville qui présente une qualité de vie incontestable, que nous souhaitons préserver et renforcer. Mais depuis une décennie, les sujets de citoyenneté sont marqués par une forme d’inertie ; l’enjeu est désormais de projeter résolument Anglet dans l’avenir, en anticipant les usages et les attentes des générations futures.
Nos propositions
Pour aller plus loin
ET POUR DEMAIN … Zoom sur trois projets de ville possibles pour Anglet
- Demain, Anglet « ville éponge » ?
Une ville éponge est une ville dont les sols absorbent les eaux de pluie plutôt que de les renvoyer dans les canalisations. Cela présente de multiples bénéfices : lutte contre les risques d’inondations, augmentation des zones de fraîcheur, amélioration du cycle de l’eau. De nombreuses villes européennes prennent ce chemin. Demain, Anglet ville éponge ? Nous proposons de mettre la possibilité en débat auprès des Angloy.es.
- Demain, Anglet ville de hockey sur glace ?
À Anglet Ensemble, nous sommes plutôt attachés à l’Hormadi. Mais il faut être réaliste, la patinoire coûte et l’infrastructure est vieillissante. Le club attend un engagement de la part de la ville. Alors stop ou encore ? Veut-on construire un projet de ville autour du hockey sur glace ou cela paraît-il déraisonnable ? Sans proposer de réponse définitive à ces questions nous proposons de mettre la possibilité en débat auprès des Angloy.e.s.
De plus, la pérennité d’une patinoire à Anglet au bord de la mer avec le risque climatique (canicule, submersion, érosion) et avec son énorme consommation énergétique sera à terme à discuter…
- Demain, Anglet ville à électricité “offerte”
La loi APER (2023) renforce le rôle des communes dans la planification et le développement des énergies renouvelables, en leur donnant davantage de leviers pour produire localement une énergie propre et maîtrisée.
Dans ce cadre, Anglet peut envisager d’investir dans une régie électrique municipale, afin de développer une production renouvelable locale, renforcer son autonomie énergétique et reprendre la main sur un service stratégique au bénéfice des habitants. Certaines villes et villages s’y sont consacrés, et les habitants ne paient plus de facture d’électricité !
Les rapports, associations, fondations et partis politiques qui ont contribué à la production de ce document.
- Alda
- AVAP
- Bizi
- Emmaüs Connect
- Fédération française du bâtiment
- Fondation pour le Logement : https://www.fondationpourlelogement.fr/
- Fondation Jean Jaurès
- Générations futures
- Les Écologistes
- Nos Services Publics
- OXFAM - rapport « Pour des villes solidaires »
- Parti communiste français
- Parti socialiste
- Petits Frères des Pauvres - rapport annuel 2026
- Surfrider Fondation Europe
- Réseau Vrac et Réemploi
- Txirrindola
- Veggie Basque
